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Île de Panay et Boracay :

 

On y vient avant tout pour la destination la plus courue des Philippines : Boracay mais l’île de Panay a de nombreux sites variés et extraordinaires, loin des foules, à découvrir et surtout pour participer à ses fameux carnavals, les plus grandioses de l’archipel.

 

Arrivé à Iloilo, via Bacolod, j’ai pris directement un bus pour Roxas. La ville a l’air agréable et je regrette de n’avoir pu me rendre sur l’île rurale de Guimaras qui se trouve juste en face et qui est un havre de paix sans touristes.​​

 

Roxas :

 

Capitale du poisson et des mollusques des Philippines avec ses nombreuses lagunes où se pratique la pisciculture et l’ostréiculture, elle dispose aussi d’un important port de pêche.

Le centre ville de type espagnol bordé par un fleuve avec ses berges aménagées où il fait bon de pratiquer le rituel du «Paseo», la promenade de fin journée où l’on vient se montrer en famille, si typique de l’Amérique Latine et héritage de la colonisation espagnole. La ville était connue pour la transformation de la nacre en panneaux utilisés en ébénisterie et pour la fabrication de plats que vous pourrez encore trouver pour une bouchée de pain.

Prenez un tricycle dans cette ville, où ils sont collectifs seul endroit où je l’ai vu dans le pays, puis direction la plage de Baybay. Plage de sable gris avec de nombreux fameux restaurants de fruits de mer et de poissons pour un prix dérisoire avec au choix : coquilles st Jacques, huîtres, crabes, poisson-lait, vivaneau rouge etc.. Si vous avez de la chance, goûtez impérativement un mollusque bivalve marin : les ailes d’ange. Mets saisonnier noble très recherché pour sa chair tendre, juteuse et naturellement sucrée, semblable à celle des coques ou des palourdes. Mais victime de surpêche, sa récolte est aujourd'hui strictement réglementée pour protéger l'espèce.

Après ce bon repas, profiter d’une promenade sur la plage et dirigez-vous vers le phare de Culasi pour une vue majestueuse sur le rivage marin et les lagunes environnantes. Revenez sur vos pas et longez l’autre coté de la péninsule, le long de Cadimahan Sea Wall, où vous pourrez observer les pécheurs côtiers faisant sécher leurs prises au soleil, puis continuez jusqu’aux cabanes de pêche flottante en bambou dont certaines font restauration et organisent des mini-croisiéres sur le fleuve.

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Forêt de Xeo-Quyt
Forêt de Xeo-Quyt

Kalibo :

 

Ville de la plus importante célébration du pays : le festival Ati-Atihan, un carnaval endiablé qui vaut ceux du Brésil. Les festivités principales se déroulant le troisième dimanche de janvier. Il a une double connotation : Chrétienne avec la fête de l’enfant Jésus et historique avec le premier établissement du peuple Malais aux Philippines, avec l’autorisation du peuple autochtone les Atis (peuple négrito dont je vous parlerais dans le prochain chapitre) Les participants se peignent le visage en noir (blackface) et portent des costumes colorés pour imiter l'apparence du peuple Ati avec des danses aux rythmes endiablés par des tambours et des percussions. Il y a même une compétition pour la meilleur performance comme à Rio.

Boracay :

 

La fameuse Boracay avec sa magnifique plage immaculée de «white beach» au sable blanc extrêmement fin, son eau turquoise et son tourisme de masse. C’est le summum du surtourisme aux Philippines, pour une île de 7km de long pour 500m de large. On peut quand même maintenant s’y baigner, sans tomber malade, depuis que le président Duterte a fait fermer la station pour 6 mois et obligé tous les hôtels à se brancher sur le réseau de la station d’épuration. Ce qu’ils n’ont toujours pas fait à El Nido !! Les touristes sont principalement des Coréens et des Philippins. Tandis que les Chinois ont désertés l’île depuis l’élection de Marcos Jr car les deux pays sont maintenant en froid.

Si vous voulez éviter la foule, je vous conseille, comme je l’ai fait, de loger juste en face de Boracay, sur la plage de sable blanc de Mansueto et vous ne l’aurez rien que pour vous. Tandis que vous regarderez, depuis la plage, avec amusement, la foule des vacanciers se compresser pour accéder aux îlots de Magic Island et de Crystal Cove qui se trouvent juste en face. Puis prenez les navettes maritimes pour passer du temps en journée sur les différentes plages de Boracay et le soir vous rentrerez dans votre maisonnette bien au calme.,

​J’ai pu rencontrer enfin les fameux indigènes Atis et passer du temps avec eux, un des peuples négritos que je n’avais plus croisé depuis les Adamans (Inde). Malheureusement ils vivent dans une grande pauvreté car ils ont été entièrement dépossédés de leurs terres ancestrales , sont en voie d’acculturation et sont de plus en plus métissés. Le plus déroutant c’est qu’ils ont une minuscule «réserve» de 1,5 km² en plein sur l’île de Boracay.

Conclusion : L’île de Panay vaut largement le détour même si vous venez au départ uniquement pour Boracay, prenez le temps de sortir des sentiers battus pour découvrir sa forêt tropicale, ses chutes d’eau, ses descentes de rivières en eau vive (Tibiao) et participer à ses carnavals endiablés

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