Les Pèlerinages d'un voyageur

KOM TUM
KON TUM :
On y vient pour la rencontre du peuple Bahnar (Ba Na) avec leurs maisons sur pilotis, anciennement pour se protéger des tigres et des éléphants mais surtout pour leurs fabuleuses maisons communales (Nha Rong) avec leur toits surdimensionnés en chaume qui sert de lieu où les activités publiques sont tenues : l'éducation pour les jeunes, les cérémonies traditionnelles, les tribunaux, etc. Présente dans chaque village, dont le nom commence toujours par « Kon », et malgré tout différentes les unes des autres.

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Il faut prendre son scooter et aller de village en village et si vous avez la culture du hors-piste, vous pouvez prendre la première piste en terre qui vous inspire (attention se sont des chemins avec des ornières de 50 cm à s’abimer les chevilles, à ne pas faire à deux sur la même bécane et n’oubliez pas que vous avez un scooter automatique) et vous retrouver dans des hameaux perdus ou ils n’ont pas vu un blanc depuis longtemps car les enfants s’enfuient en criant et en pleurant à votre approche alors que les adultes viendront vers vous ébahis et chercheront à échanger un maximum (merci Google-Traduction).



A ne pas louper à Kon Tum, la Cathédrale de l’Immaculée Conception entièrement en bois noir, aérée et élégante. La plupart des peuples montagnards ont été christianisés tardivement durant la colonisation par « les Missions étrangères de Paris » au 20ème siècle si bien que l’on retrouve encore d’importants restes d’animisme et vous pourrez assister à certaines cérémonies funéraires, bien qu’elle soient marginalisées et discriminées car l’animisme n’est pas reconnue comme religion officielle par la République Démocratique du Vietnam

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Pas très loin de Kom Tum se trouve un grand lac, dont je vous conseille de faire la rive droite à moto, bordé de collines en pente douce et entièrement cultivées de caféiers faisant songer à des vignobles Bordelais par le paysage et l’uniformité des plantations.



N. B. : La protection de la nature n’est pas la priorité du gouvernement, c’est le moins que l’on puise dire. Les gaurs (bovidé d’Asie aux pattes blanches) ne sont plus que 300 sur tout le territoire alors qu’en Inde vous en verrez des milliers, les fameux tigres d’Indochine si présents durant la colonisation n’existent plus aujourd’hui. Et les rares éléphants doivent leur préservation au Cambodge et Laos qui eux, sauvegardent leur troupeaux sauvages à la frontière du Vietnam.





